L’harmonica est l’instrument de musique le plus vendu et le plus joué dans le monde. Pourtant, c’est aussi un des moins bien connu et sa petite taille cache une grande complexité musicale ainsi qu’une grande variété de types d’harmonica (diatonique, chromatique, basse, etc…).
Quand on pense Harmonica, on pense à l’harmonica diatonique du film ‘il était une fois dans l’Ouest’ mais dont le morceau est en fait joué sur un harmonica chromatique et non, ce n’est pas Charles Bronson qui joue avec l’orchestre et encore moins sur son harmonica !
Si cet instrument à vent possède des qualités extraordinaires autant pour l’autodidacte en musique que pour le musicien professionnel, il n’en demeure pas moins qu’il possède un défaut lié à la façon de produire les notes de musique. C’est un instrument à vent qui se joue avec les lèvres et les notes produites sont choisies soit par rétrécissement des lèvres sur l’instrument pour limiter l’étendue des cases impactées par le souffle, soit par un blocage des cases de gauche avec la langue. Dans tous les cas, on embrasse un harmonica et il faut une lubrification permanente des lèvres car la bouche est en translation sur l’instrument à contrario des autres instruments à vent qui utilisent les doigts pour changer de notes sur le corps de l’instrument.
J’ai commencé l’harmonica vers mes 10 ans et la moitié de l’année, je ne pouvais pas jouer à cause des lèvres abimées, le petit nom de l’harmonica est ‘ruine-babines’ et j’ai crû enfant que je ne saurai jamais en jouer correctement alors que j’étais uniquement confronté à son problème majeur !


Dès la fin du XVIIIème siècle sont apparues des tentatives qui n’ont pas eu la réussite attendue, vraisemblablement par le fait que ces solutions apportaient également de nouveaux problèmes soit de sécurité (rappelez vous que la langue peut être en contact avec le sommier de l’harmonica) soit de rapidité de jeu d’exécution ou encore permettre aussi bien un jeu mélodique (1 seule note à la fois) qu’harmonique (plusieurs notes ensemble pour former un accord).
Aucune des améliorations proposées jusqu’alors, ne répond à l’ensemble de ces critères.
C’est là où Harmolip® entre en scène.
Ingénieur informatique et passionné de modélisation 3D depuis de nombreuses années, l’imprimante 3D m’a permis d’obtenir la forme idéale à cette interface révolutionnaire entre le joueur et l’harmonica. Il fallait trouver à la fois une embouchure technique parfaite côté harmonica pour coulisser de manière fluide et rapide le long de l’harmonica et en même temps une interface ‘organique’, côté joueur, pour s’adapter à la forme naturelle de la bouche du joueur.
Après quelques années d’améliorations continues, j’ai pu réapprendre à jouer de l’harmonica sur des fondements me libérant de la nécessité de salivation pour n’être plus concerné que par le découpage entre l’inspiration et l’expiration du jeu.